Les Mutins ne sont pas violents…
Juste un peu bruyants…

Ils griffent de leurs ongles les murs de vos cités
Caressent vos nuits de mélodies inexplicables…

Ils dansent... frottent... effleurent les étoiles...
Leurs yeux burinent l’acier de lignes cristallines
oeuvrant au jour le jour pour qu’au matin sans bruit,
se dessine, quasi imperceptible,

la marque subliminale de vos rêves…

L’hiver, parfois, pour qui sait tendre l’œil,
On peut les voir courir, nus sur les berges des fleuves…

De ces Vague(s) Terrain(s) Mutin(s)
Où la vase s’enorgueillit de quelques courants malins

Bande horde tranquille
Transfigurant le temps de joies indélébiles…

A l’aube,
Leur ombre s’évaporera sans doute,
entre la pierre et l’affiche,
sous la brume transpirante des quais

Restes en souvenirs, sans souvenir du reste…
Comme pour s’en souvenir... sans s’en souvenir…

Sans trace palpable d’autre qu’au fond de soi,
quelques vapeurs des sens…

Comme une réminiscence,
Tous les bruits d’un chantier, les rumeurs de la ville,
aux tous premiers rayons d’un soleil qui se lève...

Nuit Mutine où l’absence de l’autre Mutine ne nuit…
puisqu’elle est là, sans bruit,
plantée au fond des yeux d’une présence chaude…

La danse naît de la vie