Un matin de printemps qui s’étire en plein vent !

Au beau milieu d’un ciel aux bleus inqualifiables…
si tendres… si violents...
Si riches aux confins de blancs inavoués…
Si évidents de l’autre côté…
Soli

L’air,
ondulante palette,
emporte les secrets bien au delà du temps.

Il vibre, frissonne, souffle puis crisse…
s’attarde au coin d’un mur, aux abords des cités,

il fait claquer la vie comme on dompte l’oubli.

Il buffe ! Râle...
Et parfois même si fort...
Qu’il fait tomber la nuit à des heures incongrues…

Ca se calme…

Ca finit toujours par se calmer…

Parfois latent…
Dans le calme paradoxal des apparences, ça bout…
ça s’assoupit… ça module... ça bouge en silence...
Comme une âme volcanique s’épanche,
parfois dévastatrice,
en mots… couleurs... matières... et sons...

C’est comme un abandon à d’autres formes
Ailleurs / Ici / Là bas / ou pourquoi pas tout prêt…
Juste à côté… si proche qu’on pourrait presque l’effleurer…
le sentir… le sentir si fort, qu’on en finit par l’oublier…

L’air,
Il est l’autre qui s’insinue…
L’éclat de voix, l’odeur de l’heure du déjeuner,

Fragrances croisées qui glissent au creux du vent…
Musiques décomposées


24/03/01 13:23 Alternances…